Photo de Patrick Fore

La vie néo-zélandaise

Published by

on

2 mars 2011

Comment avoir l’air d’être une vraie touriste!

Après plusieurs jours en auberge de jeunesse, je m’apprête à vivre ma première expérience au sein d’une famille kiwi.

Je suis arrivée chez Philippa, mais le trajet n’a pas été des plus facile.

J’ai quitté l’auberge vers 11 h 15 pour prendre le bus, j’ai dû remonter Queenstreet et prendre d’autres rues, environ 10 min de marche.

J’attends quelques personnes dire,  » pff, c’est rien! « 

C’est vrai, mais avec mes sacs, je peux vous certifier que ce n’est pas la même chose. J’ai l’impression que mon sac pèse 5 kg de plus! Et bien sûr juste histoire d’allonger mon trajet, je me trompe de sens.

Une fois arrivée j’attends le bus, heureusement, j’ai 15 min à attendre, je peux souffler et faire des étirements car je ne vois personne à l’horizon. De toute façon, je ne connais personne ici! Un monsieur très gentil, un Brésilien, m’aide à monter dans le bus, je demande au chauffeur si c’est possible qu’il m’avertisse quand on est à mon arrêt, pas de problème. J’observe le paysage, j’ai 20 min de trajet.

Tout d’un coup, il me demande le numéro de l’arrêt. Ici, on donne le nom de la rue de l’arrêt. Chaque bus a son numéro, il faut donc retenir le numéro du bus, la rue et l’endroit où l’on s’arrête dans la rue. Bref! Tout ça pour dire que le bonhomme est allé trop loin et vu que c’est un bus pas de demi tour possible!!

Là gros CHIIT!

Allez, je prends mes bagages, maintenant je dois trouver la gare, j’ai 3,2 km à faire à pied. J’avoue que sur le coup je n’ai pas réalisé, mais après 200 mètres j’ai pris conscience que j’allais bien souffrir.

Au début, je ne sais pas du tout vers où je dois aller, je remonte la rue pour retrouver le bon arrêt de bus. Les indications que j’ai sont à partir de cet arrêt, je sais que je dois aller à la gare. Je sors quand même mon plan pour être sûre. Un monsieur s’approche de moi et me demande ce que je cherche, « la gare ». Et là, il m’a regardé, enfin surtout mes sacs et me dit que c’est assez loin. Super!

Surtout que la gare est le départ de mes 3,2 km de marche, je suis proche de la décomposition. Je lui donne l’adresse de Philippa, et là il me confirme que c’est vraiment très très loin. Je lui demande quand même qu’il me donne le chemin de la gare et de là j’appellerai Philippa. Il est 12 h et le rendez vous est à 13 h. Il me montre un raccourci, il faut passer par l’école, il tient à m’accompagner. J’accepte parce que de toute façon, je ne connais pas du tout le coin.

Je ne sais pas si je peux lui faire confiance, l’idée qu’il me découpe en morceau me traverse vite l’esprit. Mais je sens que je peux le suivre sans crainte. On traverse une passerelle, il me parle, mais je ne comprends pas tout. Dans la rue, on croise sa fille et ses petits enfants. Il essaye de me trouver un bus, mais c’est vraiment dur de savoir quel bus passe où et va vers où. Je le vois embarrassé pour moi. Il veut à tout prix me trouver une solution. Sa fille aussi ignore le numéro du bus. Il me parle de son fils, je comprends qu’il vit avec lui, mais je ne sais pas pourquoi il m’en parle. En fait, il veut qu’on aille le voir parce qu’apparemment il a une voiture. Je le suis, on rentre dans une résidence. Il va chercher son fils, sauf qu’il veut que je monte. Là je ne sais pas du tout si je dois le suivre, lui insiste! Je lui dis que je suis attendue à 13 h, comme ça il sait que quelqu’un peut s’inquiéter pour moi. Dès que je lui rappelle l’heure, il se presse!

Bon aller, je le suis. Une fois dans l’appartement, il va dans la chambre de son fils, un copain est là. Il lui dit qu’il a besoin d’aide. Le jeune homme ne demande pas

pourquoi, il accepte tout de suite. Je suis sidérée!! Après, il lui dit qu’il faut qu’il m’emmène à l’adresse que je lui montre. Pas de soucis! Il prend une bière et on est prêt à partir. Pendant ce temps, l’homme qui m’a aidé m’offre de L&P. Non, c’est pas de la drogue! C’est LA boisson de la Nouvelle-Zélande. C’est super bon. C’est du citron et de paeroa (eau de source naturellement gazeuse), très frais.

Je remercie 20 fois le monsieur et on part. Le garçon prend mon sac, et le met dans sa fourgonnette, et là j’attends à la porte pour entrer. Il vient vers moi, je me dis sur le moment qu’il est vraiment galant ! Mais pas du tout!J je me suis trompée de côté, pff c’est vrai ils conduisent à droite. Je me suis sentie trop bête ! Il m’emmène à l’adresse, je lui dis de ne pas se déranger, je vais y aller toute seule, mais non ! Il porte mon sac et vient rencontrer Philippa pour être bien sûr que je suis au bon endroit.

Et me voilà dans ma famille.

Sur le moment, j’avais l’impression de jouer à « la carte aux trésors ». Mais je dois avouer que j’ai vraiment été étonnée par autant de gentillesse spontanée, je ne suis vraiment pas sûre qu’il me serait arrivé la même chose en France. Le plus marquant, c’est qu’ici tout le monde est « friendly ». Ça fait plaisir de voir des personnes comme ça, prête à tout arrêter, pour donner un coup de main.

… to be continued…

Laisser un commentaire