Photo de Patrick Fore

Le Tongariro.

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17 mai 2011

La conquête du Mordor, démarre d’abord pour un réveil à 5h30 ! Le départ est à 6 h du mat, le bus vient nous chercher au backpack’, ce qui est un très bon point. Car la tête dans les tomates, ce n’est pas facile de se motiver. Surtout que la nuit a été très froide, autant dire que je n’ai pas beaucoup dormi, mais apparemment je ne suis pas la seule.

Le matin, le manager regarde le mariage de Williams et Kate, je ne sais pas s’il est resté toute la nuit à le regarder, mais ça ne m’étonnerait pas.

Quoiqu’il en soit nous partons direct le Tongariro National Park, sur le chemin, on peut voir le soleil se lever tout doucement. C’est vraiment magnifique, toutes ces nuances d’oranger. D’un côté la vision du soleil, de l’autre le soleil qui se reflète sur le Mont Ruapehu.

On arrive au départ du treck et là tout commence, 18.5 km à marcher dans la Mordor.

Direction le Mont Doom (Mont Ngauruhoe) au plus connu sous le nom de la montagne du Destin, où Frodon jette l’anneau…… Et je sais ça fait rêver, j’en ai encore des frissons rien que de l’écrire.

Pour voir le circuit :

http://www.doc.govt.nz/upload/documents/parks-and-recreation/tracks-and-walks/tongariro-taupo/french-tongariro-alpine-crossing-factsheet.pdf

Le début est plutôt tranquille pour la non sportive que je suis, mais heureusement Kristina est là, parce que les deux loustics, avec leurs grandes jambes, sont bien loin devant. Mais au bout de 1 h 30, ce qui pour moi s’est rapproché de l’enfer a commencé, pour monter la première partie, ils ont eu la bonne idée de mettre des escaliers. ET JE DÉTESTE LES ESCALIERS !!!!!!!!!!

En plus de ça, le vent était vraiment fort, on n’arrête pas de lutter pour avancer, ça devient compliqué de tout gérer. Mais comme m’a dit Fabien, « De temps en temps ça vaut le coup de bien en chier » et c’est vrai !

Je me sens un peu comme Frodon, qui essaie de traverser le Mordor, pour aller détruire « Le précieux ». Je n’arrête pas de m’imaginer les différents endroits de tournage. C’est juste un truc de malade, on est en plein de dedans !

La grosse question qu’on se pose, est ce qu’on tente le sommet du Tongariro, où on continue. Le vent est tellement fort, que ça aurait tenu qu’à moi je n’aurais pas continué. Et je dois avouer que la dernière partie m’a rétamé. Entre la neige, le vent, je ne suis pas du tout partante, mais il suffit qu’Anne me dise, « Allez c’est juste à 1 h 30 et ça a l’air d’être plus facile ! ». Bon sang, mais oui merde, je suis au Mordor ou je ne le suis pas ! J’arrête mes conneries « oh, non, je n’en peux plus » La meuf je te jure, mais QUELLE NAZE ! ! Allez Go !

Rooo mon dieu, c’est magnifique, on ne peut que s’arrêter tous les 10 pas pour prendre des photos, on prend toujours la même chose, mais ce n’est pas grave, l’angle est différent.

C’est vrai, la montée est vraiment simple, mais le vent semble ne semble pas vouloir s’arrêter, je l’ai bien compris quand il m’a éjecté contre le versant du sommet. On essaie plusieurs positions de surfeur. On monte comme on peut, et on y est !! Quelques moments pour admirer, et là je sors ma surprise. LE paquet de Tim Tam, deux couches de chocolat, au sommet du Tongariro, ça n’a pas de prix……. Et pour tout le reste y’ a…….!!!?? Oui, je sais, vous devez tous dire, la fameuse marque ! Bande d’addicts à la pub, allez !Rire

On redescend gentiment, on décide de continuer un peu plus, avant de faire la pause repas, car le vent est trop fort, on va aller jusqu’au Emerald Lakes.

Pour y accéder, on passe devant le Red Crater, vraiment impressionnant ! Mais là on ne comprend rien à ce qui nous arrive, le vent est tellement violent, qu’on se prend dans la figure, des gravillons volcaniques, autant dire, que ce n’est pas très agréable. Marcher, est un grans mot, on fait plus du sur place qu’autre chose. Pour prendre les photos, je m’arrête quelques secondes, ferme les yeux et prends dans tous les sens, de peur d’abîmer l’appareil. On arrive en haut, c’est là que la descente commence. C’était notre dernière montée de la journée ! Enfin avant la prochaine, à croire qu’on me fait avancer avec cette phrase. Allez, c’est la dernière ! Mon cul, oui !!! Oui, quand je n’en peux plus, je suis grossière. Mais moi qui pensais descendre gentiment telle la petite dans la Maison dans la prairie, j’oublie vite cette idée. Certes, la vue est chouette, on voit les Emerald Lake et plus loin le Blue Lake. Mais je vois surtout plus d’une vingtaine de personnes en train de faire des choses improbables avec leur corps pour ne pas se rétamer par terre.

La descente, en fait, c’est comme du sable, mais là, c’est de la roche volcanique, on glisse, on en a plein les chaussures, certains y vont le cul au sol, d’autres comme des petits chamois, et nous autres on tente un peu tout. Le style Mamie Renée un pied après l’autre tout doucement, ou on se fait des petits suspenses aller j’y vais comme un dingue, un mètre après la position mamie Renée semble la meilleure. Vous ne serez pas étonnés, si je vous dis que j’ai failli manger du gravillon plus d’une fois. Ce qui est bien, c’est qu’on est tous dans la même situation. Y’ a même des fous qui la montent.

Bref ! On prend notre repas auprès des lacs, le vent est moins violent, et on repart pour finir la promenade. On voit les 3 montagnes s’éloigner et la vue sur l’autre versant avec le Lake Taupo est tout simplement splendide.

Mais bon la fin, ce n’est qu’un long chemin, moi ça m’ennuie presque, je regrette presque quand je ne pouvais plus avancer les jambes. NON! Quand même pas. Heureusement, la vue est plus que canon.

Par contre, quand on arrive, je suis trop contente d’avoir fini, et plutôt fière de moi ! Il est presque 16 h, le bus vient nous rechercher.

La douche est la plus belle chose qui pouvait m’arriver en cette fin de journée, mais j’enlève je ne sais combien de cailloux de mes cheveux !

Le soir à l’auberge, on retrouve 3 de nos potes Argentins, qui n’étaient pas loin. Je leur avais dit de venir à notre auberge. Ça fait plaisir de les revoir tous les 3. Le lendemain, ils vont aussi faire la balade. La soirée est super sympa, on est tous dans le même dortoir, un Belge et là aussi ils vont partir ensemble.

Pour nous remercier de lui avoir prêté de l’eau, Kristina, nous offre de l’ICE CREAM COOKIES ! Un vrai délice. Oui elle avait oublié son eau, trop bizarre.

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