4 mai 2011
Comme prévu, on prend la route direction de la Bay of Plenty, arrêt prévu à Tauranga. Sur les conseils des Français rencontrés à Whitianga, on cherche le Central Backpackers de Tauranga.
La manager, Baddah, nous accueille avec sa femme Gina, ils viennent juste de reprendre l’affaire. Il est soi-disant le moins cher de la ville, on ne se pose pas trop de questions, on décide d’y rester, parce qu’il nous promet de faire son possible pour nous trouver du boulot, pour le lundi ou mardi.
Le soir même, on revoit les garçons. Julien et Thomas, deux gars du Mans, on devient très vite potes. Toujours en train de raconter des histoires, ils nous font bien rire.
Demain matin, c’est parti, on peut se lancer dans la quête du Kiwi.
Le lendemain, réveil. Houla je l’avais oublié celui-là, du coup un peu rude de se réveiller. Et la bonne surprise du matin : il n’a plu d ela nuit. Ben… du coup, pas de travail.
Ah si finalement on nous rappelle, on embauche l’après-midi, en fait 20 minutes plus tard ! Viiiite les chaussures, Merde faut prendre de l’eau ! ! Et on mange quand ??! ! Allez, on prend tout dans la voiture, on verra bien.
C’est plutôt cool, on peut commencer tout doucement. Le travail n’est pas super dur, mais les sacs sont vite lourds et appuient sur le coup. En fin de journée, je n’ai plus de coups, ni d’épaules, on est quand même fatigués. On est payés à la benne………………………. Notre mission si on l’accepte (on est un peu obligés, plus assez de rond pour voyager) : ramasser le plus de Kiwis, le plus vite possible et sans les dropper! Auch
Fabien, a arrêté après la première journée, pour cause d’allergie, il va faire un peu de wwoofing au backpack’ pour payer son accommodation.
Harry, le gars pour qui on travaille, est sympa, il nous laisse tranquillement nous habituer à la tâche, mais demain, si on veut que ça nous rapporte quelque chose, il va sérieusement falloir se bouger le Ass!
Des nouveaux arrivent chaque jour, ce qui est cool pour connaître des gens, mais devient vite énervant, car chacun doit se mettre dans le bain et on perd de l’argent.
Les phrases du Kiwi :
Hurry up!!! Hurry up
No missing fruit!!!!!!!!!!!!!!
Don’t drop!
eeh psssssst NO MISSING!
Et ces saletés de fruits, qui quand tu les cueilles te balancent leurs petits poils dans les yeux. Toutes les 5 minutes, je dois m’enlever des trucs des yeux. Et aussi dans les kiwis, c’est la sexy attitude : une charlotte dans les cheveux, des gants à la Mario, le sac devant sur le ventre, tel un Kangourou et c’est parti.
On va faire une semaine et demie avec Harry, le bonhomme est plutôt sympa, mais le jour de la paye, la donne a changé.
Heureusement, notre petit Juju était là. Il a fallu tout recompter avec lui et le patron de Harry, car il nous enlevait des bennes, et du coup il nous manquait de l’argent. Il s’est bien battu pour nous, le copain.
Merci Juju (ça c’est quand tu liras le blog 🙂 :)Baddah, nous a présenté un nouveau contractor, Jessy. Avec lui, on sera payé à l’heure, et on va ramasser du Gold Kiwi.

Le travail est dix fois moins fatiguant, on va plus doucement, car il faut faire attention aux fruits. Dès qu’il est abîmé à un endroit, il le balance. Ici, on est beaucoup plus surveillés, on nous vérifie les sacs, pour voir si on fait bien le boulot. On travaille avec beaucoup d’Indiens.
Finalement, Jessy qui paraissait mieux que Harry, est le même loustic. On a fini de travailler pour lui depuis une semaine, et on est encore à demander l’argent qui nous manque.
Le monde du Kiwi, est une vraie mafia. La plupart des exploitations sont tenues par des Indiens. L’organisation est à s’arranger les cheveux. On a passé notre temps à nous plaindre (oui, on est français, on sait !). Mais c’était vraiment pénible. Tous les jours, on attendait, après quelque chose. Plusieurs matins, on a attendu plus d’une heure pour savoir si on allait travailler ou pas à cause de la pluie de la nuit.

Du coup de 9 à 11 h, on trouve des occupations : faire un pendu en anglais, se plaindre, dormir, se plaindre, regarder 20 fois sa montre, rire aux petites blagues, manger des Phins (biscuits) ou autres gâteaux…
Au bout de 3 semaines (en ne travaillant que quelques jours à cause du temps), on a jeté l’éponge. Marre du Kiwi, marre de Tauranga et une grosse envie de reprendre la route.
Avec ce job, on aura pu payer l’accommodation, la bouffe et l’essence, mais sans trop pouvoir épargner. Du coup, on arrête les frais et on reprend la voiture. Contents de partir, mais pas facile de tout quitter. Pour la première fois depuis le début du voyage, on s’était créé une routine, de nouveaux amis. Mais on en reverra pas mal sur les routes, c’est sûr ! La Nouvelle-Zélande, c’est petit. Et le rendez-vous est pris pour début mai pour l’anniversaire de Nati, une Argentine.


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