Photo de Patrick Fore

The Northland en 5 jours.

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12 avril 2011

En partant d’Auckland, on démarre notre conquête du Nord en passant dans le North Shore.

Je pense qu’en retournant sur Auckland à la fin de mon séjour, je m’y arrêterai de nous, pour voir les plages, il paraît qu’elles sont magnifiques. La première étape sera à Whangarei, soit 3 h de route. Ville moyenne de 45 800 habitants. La ville n’est pas spécialement belle ni moche, pour moi elle n’a aucun intérêt.

Par contre, sa position en fait un endroit de grand passage où les voyageurs y font des arrêts soit pour dormir une nuit avant de reprendre la route, ou y rester pour pouvoir visiter la première partie de la côte Est du Northland. Je n’y suis pas restée assez longtemps, mais il paraît que la ville est dynamique au niveau culturel et propose un grand nombre d’activités.

Nous voulions chercher une ferme pour pouvoir faire du wwoofing assez rapidement pour économiser un peu d’argent après l’achat de la voiture. Pour le premier soir, nous avons trouvé un backpacker très charmant Piano Hill Farm, le manager Daren, est très accueillant et l’endroit est magnifique, très reposant. Ici le mot d’ordre est « no problem, just relax ». Daren, nous y accueille comme dans sa maison. Entourée d’arbres et d’un jardin, la propriété s’étend sur 33 hectares. Il y a aussi une école d’équitation, malheureusement à ce moment-là de l’année, elle était fermée.

Piano Hill Farm, Piano Hill Estate, State Highway 1, Wangarei

Ce backpacker est rattaché à un autre backpack’ qui se nomme THE FARM, là-bas on peut y faire du wwoofing. Daren va téléphoner pour nous. On doit y aller le lendemain matin pour voir si c’est bon, il est à une heure de route de Piano Hill Farm.

The Farm, c’est 1000 hectares de terrain pour y faire du motocross, équitation, pêche, surf, traire des vaches, se balader, se relaxer, se baigner. The Farm est à la fois une ferme, un backpacker, une école d’équitation et un « camping ». Ils accueillent des colos et prennent des woofers pour les aider. L’endroit rêvait pour commencer à wwoofer.

The Farm, 3632 Russel, road Tutaematai, Wangaruru

On arrive à The Farm vers midi et on a attendu toute la journée pour avoir une réponse. Ils devaient voir si des wwoofers partaient pour pouvoir nous prendre. Comme il a plu toute la journée, on a passé notre temps à tourner en rond. Une journée à attendre pour rien vu qu’ils ne nous ont pas pris. On y reste quand même la nuit, vu qu’il est plus de 18 h.

Cet endroit est je pense très bien pour les familles, les camps et les personnes qui souhaitent faire du wwoofing. Personnellement, au premier abord, je n’ai pas trouvé le staff super accueillant. La maison est pas mal et l’endroit est vraiment charmant. Mais quand il pleut, l’endroit perd vite son charme.

À choisir, je conseille fortement Piano Hill Farm !

Grâce au livre du wwoofing nous avons plusieurs adresses de maisons et de fermes… Nous avons cherché des endroits plus au Nord de Whangarei pour pouvoir visiter et en même temps continuer notre voyage. On décide donc de monter jusqu’à Kerikeri pour appeler des personnes, car à The Farm il n’y pas de réseau.

Du coup, on continue notre chemin. Sur la dizaine de coups de fil que nous avons passés, aucun n’a pu nous accueillir ou sinon nous n’avons pas réussi à les avoir.

On dort alors à Kerikeri, dans un autre backpacker Kerikeri Farm Hostel, super sympa. Lui aussi, est une maison, on se sent chez soi ou comme chez des amis. Au départ, nous avons choisi ce backpacker car il offrait Internet et le wifi gratuit, et il y a aussi une piscine awesome ! Mais malheureusement, le temps ne nous permet pas de prendre un petit bain. On y reste que la nuit, le lendemain, on va voir un magasin bio, le gérant propose aussi du wwoofing. Le manager du backpak’ le connait, et nous dit qu’il est très gentil, mais très désorganisé.

Lui aussi, ça ne marche pas, ils nous auraient bien pris, mais la maison où sont logés les wwoofers est infestée de rats. Mais avant de partir, il nous donne l’adresse d’une dame à Paihia qui propose aussi du wwoofing. On lui passe un coup de téléphone et nous dit de venir voir sa maison.

Paihia est au Sud de Kerikeri, à environ 25 minutes. Avec 1800 habitants Paihia est une ville côtière de la Bay of Islands. Elle nous propose 2 h de travail contre un lit. Un lit, c’est vite dit, en fait on dort dans sa « clinique » de massage sur un matelas, soit un pièce de 2mx5m sans fenêtres. Sachant que dans sa maison, elle a deux autres chambres, on doit aller dans ce cagibi et on peut pas re-rentrer dans la maison dans la nuit pour aller aux toilettes ou autres. Je me demande même comment elle ose accueillir des personnes dans cet endroit. De plus, qu’avant d’entrer dans la pièce, on passe dans la buanderie, pas très pro !

Le travail à faire est un peu de jardinage, ménage, car elle démanage dans quelques semaines.

La ville est très mignonne, on en profite pour faire une mini-croisière en bateau pour voir les 144 îles qui se trouvent dans la Bay of Island. Nous sommes allés

jusqu’au Cape Brett. On peut s’arrêter sur une des îles. La vue est magnifique, les couleurs sont presque irréelles, des bleus, des verts comme sur les cartes postales et en prime, on peut voir des dauphins. La croisière dure tout l’après midi, peut voir le Hole of the rock, un lieu historique pour les Maoris.

On ne reste que deux nuits à Paihia, le lendemain après avoir fait nos 2 h de travail, on prend la route vers Cape Reinga, la pointe la plus au Nord de la Nouvelle Zélande. Il faut 4 h en voiture pour y aller. On s’arrête seulement 5 min pour changer de conducteur.

La route est magnifique, on croise des paysages incroyables, tantôt des montagnes tantôt de la côte. Et enfin, on voit au loin les dunes de Te Paki. C’est presque inimaginable de voir ces dunes au milieu du paysage. Certes nous longeons la côte, mais de voir de si grosses dunes, c’est incroyable.

On se demande comment elles sont arrivées là. Je ne sais pas si c’est aussi haut que celle du Pilas, mais pour les avoir escalader c’est vraiment haut. Le truc que tous les touristes font est de redescendre la dune avec une planche, style skateboard.

Bien sûr, une compagnie est au bas de la dune pour louer des planches, 15 dollars l’heure, autant dire qu’on peut la descendre qu’une fois ou pour les courageux deux fois. Mais on en chie tellement à la montée qu’il faut à mon avis être fou pour la refaire une seconde fois. Une fois là-haut, on peut s’amuser à se prendre pour Lawrence d’Arabie sans les chameaux. Chaque fois que l’on pense être de l’autre côté de la dune, on découvre encore des mètres et des mètres de plages. Heureusement qu’il n’y avait pas de vent pour effacer nos traces de pas,  car pour retrouver son chemin, ça peut être compliqué.Si vous n’avez pas le sens d’orientation, je ne vous conseille pas de s’aventurer dans le désert, sinon entraînez-vous au Pilas ou à te Paki 😀

Pour repartir, on peut prendre la 90 miles beach, c’est une route de sable. On voulait le faire, mais il est conseillé d’avoir une bonne voiture (4X4) et en plus il est 18 h passé. On a peur de se prendre la marée haute. Du coup, on reprend la route et on s’arrête plus loin pour voir à quoi ça ressemble. Quand même ça doit être canon à faire, si je peux avoir l’occasion de le faire à la fin de mon voyage j’y retournerai.

Pour la nuit, on s’arrête à Arinharra dans un backpacker, on est trop content de pouvoir dormir dans un vrai lit. Le soir Fabien à un message d’une autre française qui a vu son annonce, et voudrait voyager avec lui. On l’appelle pour lui dire qu’on est déjà deux mais qu’on est ok pour prendre une autre personne. On se donne rendez-vous le lendemain sur Auckland.

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